David Milly, 44 ans, carreleur à Épernay, et sacré MOF en 2004, va tenter de décrocher le titre de Meilleur artisan de France, le 6 mars prochain.
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Sacré Meilleur ouvrier de France, David Milly va participer au concours du meilleur artisan de France.

Sacré MOF, entendez Meilleur ouvrier de France en 2004, dans la catégorie « Carrelage et Mosaïque », David Milly basé à Épernay, va de nouveau participer à un concours, celui du Meilleur artisan de France. Rendez-vous est donné le vendredi 6 mars prochain à Paris.

Là, 56 artisans finalistes dans sept catégories dont celle de carreleur, auront la journée, pour s’atteler à une réalisation spécifique, dont ils prendront connaissance le matin même. Le concours dont c’est la deuxième édition, et lancé par la radio RMC avec Wordskills France, a pour but « de mettre en valeur ces talents » et de rappeler que l’artisanat reste le premier employeur de France.

 

Il s’est lancé dans le béton poli

Pour David Milly, 44 ans, ce nouveau challenge qu’il pense gagner haut la main, lui permettra de communiquer sur le nouveau procédé qu’il a mis en place depuis une paire d’années : « Le béton poli », une technique venue tout droit des États-Unis, qui consiste à « poncer du béton existant » avec des machines spécifiques et sans adjuvant : « C’est un procédé écologique, qui coûte moins cher que le carrelage ou la résine, et qui est ultra-résistant ». L’artisan ajoute : «  Pour moi, c’est un nouveau métier ».

À ce jour, plusieurs maisons de champagne ont fait appel à lui pour cette technique qu’il dit «  être le seul à proposer sur la Marne », car « les machines coûtent cher, c’est un investissement ». Le résultat donne un béton lisse, doux, brillant, imperméable. Le technicien projette de vulgariser cette technique, de mettre des équipes en places, de les former. Pour le moment, il travaille seul avec l’aide d’intérimaires.

 

Pour mémoire, David Milly avait décroché le titre de MOF en ayant réalisé un dodécaèdre étoilé, qui se trouve au sol de la porte Saint-Pierre de la basilique San Marco à Venise érigée entre 1425 et 1430. Il est visible sur son site internet. L’artisan est également fier d’avoir réalisé, en 2012, une reproduction de la rosace de l’église Sainte Anastasie à Vérone (Italie) dans l’église de Villers-sous-Châtillon. David Milly n’aurait jamais parié sur ce parcours, lui qui n’aimait pas l’école et en est sorti à l’âge de 14 ans. « Il faut juste trouver sa voie », rappelle l’artisan. Et de conclure : « Le bâtiment, c’est un beau métier ».

 

Source : https://abonne.lunion.fr/id129535/article/2020-02-07/deja-prime-le-carreleur-depernay-se-remet-en-lice